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Le Bison
Le bison en France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Il y a environ une trentaine d'élevage en France. leur taille varie d'une dizaine de bisons à 300.

Le cheptel français compte environ 1500 têtes. Les élevages sont répartis dans toute la France. 

Il n'y a pas de filière nationale pour la viande de bison, chaque producteur s'occupe de la commercialisation en fonction de son exploitation et de ces objectifs : vente en gros, au détail, marchés, restaurants...

Le bison suscite un intérêt important auprès du public, de ce fait certains éleveurs font de l'accueil à la ferme sous forme de visites, ferme auberge, boutique à la ferme. Le bison participe ainsi au dynamisme des zones rurales.

La production française peut être évaluée à partir du nombre de bisons abattus soit environ 200 animaux en 2007 (source BDNI Institut de l'élevage), on peut donc l'estimer à 60 t (carcasse).

Localisation des élevages de l'association sur la carte de France : Clic ici .

Voir la présentation des élevage de l'association : Clic ici .

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 EVOLUTION DU NOMBRE DE BISONS EN FRANCE
 Année  Effectif
 2001 873 
 2002  903
 2003  1275
 2004  1409
 2005  1511
 2006  1458

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

Départements comportant des bisons au 1/1/2007

 

 

 
Élever du bison Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Statut Juridique du Bison d'élevage

L'article R-211-5 Du Code Rural stipule "sont considérées comme espèces animales non domestiques celles qui non pas subi de modification de sélection de la part de l'homme".

A ce titre, le Bison est donc classé comme espèce d'animal non domestique. Seule l'espèce est prise en compte, le fait qu'un individu soit, né en captivité ou issu de parents captifs, ne change rien à son statut.

 Par la loi du 19 juillets 1976 ; le certificat de capacité est obligatoire.

 

Le Bison Américains des Plaines possède un statut d'animal non domestique, mais son élevage en vue de la production de viande répond aux mêmes directives que celles des bovins domestiques (identification,conditions sanitaires, profilaxie)

L'obtention d'une capacité d'élevage ainsi que l'autorisation d'ouverture sont donc obligatoires.

Overture d'établissement d'élevage et certificat de capacité

  L'ouverture des établissement d'élevage d'animaux d'espèces non domestiques est soumise à la délivrance d'une autorisation d'ouverture d'élevage (Article L 213-3 de la loi du 10 Juillet 1976 relative à la protection de la nature)

C'est après l'avis du directeur départemental de l'agriculture et de la forêt, du directeur de la direction départementale des services Vétérinaires, du Président du Conseil Général ert Régional et du Maire que le préfet signe l'arrêté d'ouverture de l'établissement.

Il s'agit d'une autorisation individuelle et incessible.

Le dossier contient en outre le certificats de capacité du responsable de l'élevage :

- l'espèce entretenue, l'effectifs, les surfaces, le charge à l'hectare, le type de cloture et de matériel de contention.

- des renseignements concernant le demandeur : nom, prénom, domicile, qualité, expérience professionnelle, raison sociale de l'établissement.

L'arrêté préfectoral d'ouverture d'établissement reprend et certifie le contenue du dossier ; il précise également l'interdiction d'hybridation.

La demande de certificat de capacité et la demande d'autorisation d'établissement d'élevage se font conjointement       

Télécharger le guide officiel pour l'obtention du certificat de capacité certif cap.pdf

Deplus pour faire visiter son élevage de bison et donc accueillir du public, il faut une autorisation spéciale pour cela et donc un dossier supplémentaire

Télécharger la procédure de demande d'ouverture d'établissement au public (visite de l'élévage) ouverture au public.pdf

 

                                                 

 
Viande Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Spécificité de la viande de bison

Une bonne viande de Bison se distingue par sa tendreté, sa couleur rouge très fonçée et son goût boisé. Le bison est une viande peu grasse et très riche en portéines. Elle cuit donc plus rapidement que le Boeuf.

Le bison produit une viande reconnue pour sa tendreté et ses valeurs diététiques. C'est une  viande de couleur rouge très foncé qui a des taux de graisse et de cholestérol très bas. La viande de bison est très peu calorique tout en étant une excellente source de protéines. Elle est aussi une excellente source de fer nécessaire à notre bonne santé.

Les valeurs nutritives de la viande de bison en font un aliment très adapté au régime des sportifs, des femmes enceintes et des personnes âgées.
La viande de bison n'a pas un goût fort comme on peut le trouver chez certains gibiers. C'est une viande qui se rapproche un peu du boeuf avec des saveurs fumées et boisées en fond de bouche.
 
Tableau comparatifs des valeurs nutritionnelles 
 
   Graisses (g)
Protéines (g)
Calories (kcal) Cholestéroles (mg)
 Fer (mg)
Bisons   2.42  29.01  143  82  3.42
 Boeuf  8.09  28.48  201  86  2.99
 Poulet  9.66  28.39  212  86  1.10
 Porc  2  26.07  158  86  0.60
 Saumon  12.35    206  86  0.34
 
 
Histoire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 Le bison est un grand bovidé ruminant dont il existe deux espèces vivantes : celle d'Amérique du Nord (Bison bison) et celle d'Europe (Bison bonasus). La première vit essentiellement dans les grandes plaines nord-américaines tandis que la seconde est forestière.

Morphologie

  • longueur du corps : 2 à 3,5 m
  • longueur des cornes : latérales, 40 cm
  • hauteur au garrot : 1,5 à 2 m
  • poids adulte : 500-600 kg pour les femelles, 800-1100 kg pour les mâles.

Physiologie 

  • maturité sexuelle : 2 1/2
  • gestation : 9 mois
  • nombre de jeunes / portée : 1
  • nombre de portées / an : 1, période de rut en juillet-août, mises-bas en avril-mai
  • longévité plus de 20 ans

Régime alimentaire 

Le bison est un herbivore

Histoire

Le bison était un animal essentiel pour de nombreuses cultures amérindiennes. L'économie des Indiens des Grandes Plaines était largement basée sur la chasse de cet animal, qui vivait en immenses troupeaux itinérants. Avant l'arrivée des Européens en Amérique, on comptait encore 50 à 70 millions de bisons d'Amérique du Nord, vivant et migrant sur les plaines herbeuses du Mexique au Canada. Ces troupeaux ont été décimé à la fin du XIXe siècle au point de menacer la survie de l'espèce.

 Les bisons ont failli être exterminés avec la conquête de l'Ouest et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880). Un seul chasseur pouvait alors tuer plusieurs centaines de bisons par jour. L'un de ces chasseurs en aurait tué environ 20 000 à lui-seul et dans la décennie qui a suivi 1873, il y avait plusieurs centaines de ces chasseurs commerciaux, peut être plus d'un millier. Ces chasseurs travaillaient souvent en équipe de deux, suivis par de nombreux dépeceurs, convoyeurs et assistants payés pour recharger et entretenir les armes ou récupérer le plomb dans les cadavres, pour le refondre et en faire de nouvelles balles. Lors des meilleures chasses, ils devaient utiliser plusieurs fusils et parfois utiliser de l'eau ou les tremper dans la neige pour les refroidir plus vite.

À cette époque, le massacre des bisons fut une entreprise économique stratégiquement organisée et conduite à très grande échelle, pour trois grandes raisons :

  • des raisons commerciales ;
    Le commerce des fourrures (manteaux, tapis, peaux décoratives, etc.) et des peaux (ceintures, robes, etc.) était très actif, plus que celui de la viande, souvent abandonnée sur le terrain. Une partie de la production était exportée vers l'Europe.
    On vendait aussi des amendements agricoles riches en calcium et oligo-éléments (phosphore, potassium, etc.) produits en brûlant des squelettes de bisons tués par les chasseurs et abandonnés dans la prairie.
  • des raisons de sécurité ;
    Les bisons étaient abattus le long des voies ferrées parce qu'on craignait les collisions de bisons avec les locomotives et parce que des troupeaux importants de bisons pouvaient, en hiver, profiter des coupes rases faites dans les forêts pour faire passer les trains, risquant de bloquer certains trains des jours entiers.
  • des raisons politiques ;
    Faire disparaître les bisons, c'était affamer les tribus amérindiennes qui gênaient l'expansion coloniale et agricole dans ces régions, et les priver des peaux, tendons, os, etc. qui leurs étaient vitaux.

Buffalo Bill (William Frederick Cody) fut un des plus chasseurs blancs les plus réputés de bisons.

Cette chasse effrénée à la fin du XIXe siècle, ajoutée aux épidémies de brucellose importée d'Europe, a failli mener à la disparition complète de cette espèce ; alors qu'aux débuts de la conquête de l'Ouest, on pouvait trouver des troupeaux de centaines de milliers de têtes (environ 50 millions), vers 1890-1900, il ne restait que 800 bisons environ. Alors que les grands troupeaux disparaissaient, des propositions visant à protéger les bisons ont été faites, entre autres par Cody, bien placé pour mesurer les impacts de la pression de chasse et de la surexploitation évidente de l'espèce (sans commune mesure avec la chasse que leur faisaient les indiens). Ces projets se sont heurtés à l'idée que faire disparaître le bison était un bon moyen de « pacifier » les indiens des plaines qui entraient régulièrement ,en guerre avec les États-Unis, et qui dépendaient totalement du bison pour leur mode de vie. 

La destruction des bisons a été combattue par un grand nombre d'indiens des plaines, mais sans succès. Ces derniers n'ont pas pris part à la chasse commerciale du bison.

À la fin du XIXe siècle, quelques femmes des classes moyennes se mobilisent contre le massacre des bisons : elles en appellent à une réaction pour sauver l'espèce, en publiant des articles et en interpellant les hommes politiques.

En 1905, « The American Bison Society » est créée, avec pour but de protéger les survivants, et d'en développer la population.

Il y a aujourd'hui 200 à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux É.-U. et au Canada).

 
  05-09-2010

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